Bangui, Avenue Charles-de-Gaulle – Devant l’ambassade de France, un poteau en béton d’Enerca s’est effondré ce 29 Avril 2026 sur une moto en circulation. Le bilan provisoire fait état de blessés graves et au moins un décès.
Selon des témoins, un agent d’Enerca effectuait des travaux en hauteur sur ce poteau quand la structure, visiblement fragilisée, a cédé. En s’écroulant, elle a percuté de plein fouet une moto qui passait à ce moment-là sur cette artère très fréquentée.
« J’ai entendu un craquement, puis le poteau s’est brisé net. Il est tombé sur le conducteur et son passager. C’était rapide, atroce », raconte un vendeur à la sauvette présent sur les lieux.
Les secours sont rapidement intervenus, mais le choc a été d’une extrême violence. Plusieurs victimes auraient été transportées d’urgence à l’hôpital communautaire. Selon une source médicale, « des cas de blessures graves (traumatismes crâniens, fractures ouvertes) et au moins un décès sont à déplorer ».
Du côté d’Enerca, la direction n’a pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes du drame. Des questions se posent : l’état du poteau faisait-il l’objet d’une inspection préalable ? Pourquoi un agent est-il monté sur une structure potentiellement dangereuse sans sécurisation du périmètre ?
La section Centrafrique de la Ligue des droits de l’homme dénonce « une négligence criminelle » et appelle à une enquête indépendante. Sur les réseaux sociaux, l’indignation est vive : « Encore un drame évitable. L’Avenue Charles-de-Gaulle, symbole de Bangui, devient un couloir de la mort. »
La police a ouvert une enquête. En attendant, ce tronçon reste partiellement bouclé, et les Banguissois se détournent, tragédie après tragédie, d’une infrastructure qui tue.

