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Malgré plus de vingt projets financés à travers le pays, 71 % des Centrafricains vivent encore sous le seuil de pauvreté. C’est le constat dressé lors d’un atelier tenu à Bangui à l’occasion de la Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté, autour du thème « L’engagement de la Banque mondiale dans la lutte contre la pauvreté ».

Étudiants, enseignants et acteurs de la société civile se sont réunis pour échanger sur les solutions à mettre en œuvre.

La Banque mondiale intervient dans plusieurs domaines : infrastructures, éducation, santé, agriculture et énergie.

Mais selon l’économiste Blaise Ehowe Nguem, les ressources restent insuffisantes : « Même si la Banque continue d’apporter des financements, il faudra encore plus de moyens pour générer la croissance nécessaire et construire les infrastructures de base. »

L’expert rappelle aussi que le secteur privé doit être au cœur du développement : « Celui qui crée le plus de richesses, c’est le secteur privé. Mais il faut un cadre réglementaire propice pour lui permettre de se développer. »

Pour être plus efficaces, les efforts du gouvernement et de ses partenaires doivent cibler les secteurs clés : éducation, santé, agriculture et infrastructures : « Nous ne pouvons pas tout faire en même temps. Il faut concentrer les moyens sur les domaines capables d’entraîner les autres », ajoute l’économiste.

Dans un pays où beaucoup peinent encore à se nourrir, la Banque mondiale soutient aussi des programmes de transferts monétaires pour les plus démunis : « Avant de penser au développement, il faut assurer un minimum de survie et de dignité », insiste Blaise Ehowe Nguem.

Le PIB par habitant est estimé à environ 200 000 francs CFA par an, soit en dessous du seuil de pauvreté fixé à 236 000 F CFA.

La Banque mondiale veut désormais impliquer davantage les jeunes et la société civile pour garantir la transparence et le suivi des projets : « Travailler seulement avec le gouvernement et le secteur privé ne suffit plus. La société civile est essentielle pour assurer transparence et efficacité », conclut-il.

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