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Par notre envoyé spécial à Rabat – Dimanche 21 décembre 2025

Dans une atmosphère électrique et sous des trombes d’eau, les Lions de l’Atlas ont respecté le contrat, mais non sans sueur. Le Maroc, pays hôte et grand favori, a finalement dominé les Comores (2-0) ce dimanche soir au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, dans le match d’ouverture de la 35e Coupe d’Afrique des nations. Une victoire attendue, qui lance leur campagne, mais qui a révélé quelques rugosités à polir.

Un premier acte frustrant

La pression du favori et des 60 000 spectateurs pesait lourd. Les Marocains, privés de leur capitaine titulaire Achraf Hakimi (blessé) et rapidement orphelins de leur capitaine du soir Romain Saïss (sorti sur blessure en larmes à la 18e minute), ont buté longtemps sur un bloc comorien héroïque.

La première période fut un catalogue de frustrations :

· Un penalty manqué : Soufiane Rahimi a vu sa tentative repoussée par le gardien comorien Yannick Pandor dès la 11e minute.

· Une possession stérile : Avec près de 80% de possession, les Lions ont tourné sans trouver la faille, contrariés par un pressing physique comorien.

· Une sortie prématurée : La blessure inquiétante de Romain Saïss, dont la gravité reste à déterminer, est venue assombrir le tableau.

La classe et le génie font la différence

La délivrance est finalement venue en seconde période, portée par deux joueurs de qualité européenne.

· Brahim Díaz, le débloqueur (55e) : Sur un centre en retrait millimétré de Noussair Mazraoui, l’attaquant du Real Madrid a ouvert le score d’une frappe précise, libérant tout un stade.

· Ayoub El Kaabi, l’auteur du chef-d’œuvre (74e) : Quelques minutes après son entrée, l’attaquant de l’Olympiacos a inscrit un but d’anthologie, un ciseau retourné acrobatique qui laissera Pandor sans réaction. Un but déjà pressenti pour le plus beau du tournoi.

Une victoire à nuancer

Si le score paraît sans appel, la performance laisse des enseignements en demi-teinte.

Pour le Maroc :

· Le positif : La victoire et les trois points, une 19e victoire consécutive, et la capacité à trouver des solutions malgré l’absence de Hakimi.

· Les points de vigilance : Une première période « à la possession stérile » selon le sélectionneur Walid Regragui, et une blessure potentiellement lourde en défense centrale.

Pour les Comores :

Malgré la défaite,les Coelacanthes sortent honorés. Leur organisation défensive et les exploits de leur gardien Yannick Pandor ont tenu en échec l’une des meilleures sélections africaines pendant plus d’une mi-temps. Ils ont même créé deux occasions nettes, dont une stoppée par Yassine Bounou juste après l’ouverture du score. Une prestation qui leur donne des raisons de croire pour la suite.

L’avis des protagonistes

· Walid Regragui, sélectionneur du Maroc : « Ce n’est jamais facile de rentrer dans la compétition. On a fait le boulot, mais on avait un manque de présence dans la surface. Une fois qu’on a mis le premier, puis le deuxième, on a contrôlé le match. C’est important pour la suite ».

· Stefano Cusin, sélectionneur des Comores : « Je suis très fier de mes joueurs. Nous avons beaucoup de jeunes. Je pense que nous avons donné une bonne image des Comores ».

Ce qu’il faut retenir

En résumé, le Maroc a réussi son entrée en matière, mais a montré qu’il pouvait être vulnérable. La solidité défensive des Comores et la blessure de Saïss sont des alertes. Les Lions de l’Atlas, qui affronteront le Mali vendredi prochain, devront être plus tranchants pour satisfaire les attentes immenses d’un pays et d’une royauté, dont le prince héritier Moulay Hassan était présent dans les tribunes, qui rêvent du titre.

Prochain rendez-vous : Le Maroc affrontera le Mali vendredi 26 décembre (20h00 GMT) à Rabat, tandis que les Comores tenteront de se relancer contre la Zambie le même jour à Casablanca.

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