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Même si l’on dit que les Centrafricains ont la mémoire courte, mais ce nom résonne dans les esprits de la plupart comme une trompette de malheur et de déchéance morale.

Pour ceux qui connaissent bien l’homme, tout avait été prédit dès le lendemain de sa nomination comme Ministre d’Etat, à tel point qu’on se demandait quelle est la vision du Président de la République de l’éducation de nos enfants.

Le scandale du « BAC exceptionnel », ne surprend pas puisque l’individu n’est ni à son premier acte ni sa première dérive.

 2005-2006 : un drame révélateur d’un système opaque resté impuni jusqu’à aujourd’hui

Rappelons-le, le Même ZINGAS, ministre délégué à l’éducation nationale, collaborateur du Ministre titulaire Charles Armel Doubane, autorisait déjà des cohortes de candidats camerounais à venir passer le bac à Bangui, ce à l’insu de son titulaire.

 C’est ainsi que lors de la session du baccalauréat 2005-2006, un accident dramatique survient sur l’axe Bouar–Yaloké. Des bus transportant des candidats camerounais vers Bangui sont impliqués. Le bilan est lourd, avec des morts et de nombreux blessés.

Cet événement met en lumière une réalité inquiétante : des candidats étrangers se déplacent massivement pour passer le baccalauréat centrafricain, attirés par un système déjà fragilisé. Derrière ces déplacements, des circuits parallèles s’organisent, alimentés par des transactions financières et des pratiques contraires à la réglementation en vigueur.

L’année suivante Zingas décide de déporter un jury exceptionnel à Douala : un centre d’examen fictif au cœur du scandale.

À la suite de cet épisode, une nouvelle organisation a été mise en place. Un centre d’examen du baccalauréat centrafricain fut installé par Zingas et la DEC à Douala, au Cameroun, sous couvert d’un partenariat éducatif avec un établissement privé de la place.

Ce centre déporté au Cameroun fonctionnait en dehors de tout cadre légal reconnu. Il constituait une violation manifeste des règles d’organisation des examens nationaux.

En effet, pour donner de la forme à la supercherie, deux enseignants centrafricains, (professeur de Sciences Eco au Lycée MJ Caron et l’autre professeur d’histoire Géo au lycée des Martyrs) furent envoyés sur place pour superviser les épreuves, en qualité de Chef de Centre et Président du Jury de Douala et le second en qualité de chef de secrétariat.

Le premier qui est aujourd’hui

Sur le terrain, les conditions d’organisation révèlent un système bien rodé. Des candidats s’inscrivent moyennant des sommes élevées, atteignant plusieurs millions de francs CFA.

 Des billets de banque circulent pour garantir l’accès aux épreuves et sécuriser les résultats.

Interpellations, destruction de preuves et intervention politique.

À l’issue des épreuves, les copies sont transportées à bord du vol Camer-Co vers Bangui. Lors du contrôle des passagers à l’aéroport, les autorités découvrent des valises remplies de copies en provenance de Douala. L’affaire éclate immédiatement.

Les deux encadreurs sont interpellés et placés en garde à vue à la SRI. Les faits révèlent une organisation parallèle et illégale des examens. Très rapidement, une intervention politique au sommet de l’Etat permet leur libération, notamment celle de la 1ère dame de l’époque qui considérait Zingas comme « son fils chouchou ».

Les copies saisies sont détruites, éliminant des éléments de preuve essentiels. Malgré cela, des diplômes sont délivrés aux candidats concernés, avec des résultats exceptionnellement élevés, avec la complicité de la Direction des Examens et Concours de l’époque.

Rien n’est nouveau sous le soleil avec le ministre Zingas. Il brille non seulement par la médiocrité, mais surtout par la ruse partout où il passe. Il est plus que jamais temps, si la justice de la 7ᵉ République se veut réellement indépendante et ferme, de se saisir de ce dossier et de mettre hors d’état de nuire cet individu, afin de préserver l’État.

La restauration de la confiance passe désormais par la transparence, le respect strict de la loi et la fin de l’impunité dans la gestion des examens nationaux.

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