Le corps sans vie de Judith Prudence Rangba, une mère de deux enfants originaires de Centrafrique, a été découvert par les pompiers à Meaux, en région parisienne. Présentant des traces de brûlures, de strangulation et d’éviscération, la victime a subi des violences d’une extrême barbarie. Un suspect a été placé en garde à vue, a annoncé le procureur de la République de Meaux.
Meaux (Seine-et-Marne), 20 Février 2026 – C’est un crime dont la sauvagerie laisse les enquêteurs et la communauté centrafricaine de France sous le choc. Judith Prudence Rangba, une ressortissante centrafricaine âgée d’une trentaine d’années et mère de deux enfants, a été retrouvée morte jeudi 19 février dans un logement de Meaux, en Seine-et-Marne, dans des circonstances particulièrement atroces.
Une découverte macabre par les sapeurs-pompiers
Selon les premières informations communiquées par le parquet de Meaux, ce sont les sapeurs-pompiers, appelés sur place pour une intervention, qui ont fait la macabre découverte. Le corps de la victime gisait dans l’habitation, présentant des traces de violences extrêmes.
L’autopsie, ordonnée par le procureur et pratiquée dans les heures qui ont suivi, a révélé des blessures d’une gravité inouïe. Judith Prudence Rangba a été égorgée, éviscérée, et son corps a partiellement brûlé. Ces éléments laissent penser à une volonté d’une violence inouïe, dont les mobiles demeurent pour l’heure inexpliqués.
Une mère de deux enfants, « une femme discrète et aimante »
Dans la communauté centrafricaine de la région parisienne, l’émotion est à son comble. Arrivée en France il y a plusieurs années, Judith Prudence Rangba était décrite par ses proches comme une « femme discrète, aimante et dévouée à ses deux enfants ». Ces derniers, dont l’âge le plus petit à 7ans et l’’aîné 10ans, sont aujourd’hui pris en charge par les services sociaux et psychologiques, alors que l’onde de choc de ce drame les frappe de plein fouet.
« On ne comprend pas. C’est une femme qui ne faisait de mal à personne, qui élevait seule ses enfants. Pourquoi une telle violence ? », s’interroge, sous le couvert de l’anonymat, un membre de l’association des Centrafricains de Meaux joint par notre rédaction.
Un suspect en garde à vue
Dans un bref communiqué, le procureur de la République de Meaux a indiqué qu' »un suspect a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte pour homicide ». Si l’identité et le lien exact de ce suspect avec la victime n’ont pas été officiellement communiqués, des sources proches du dossier évoquent une personne évoluant dans l’entourage proche de Judith Prudence Rangba. L’enquête, confiée à la police judiciaire, devra déterminer les circonstances exactes du drame et le mobile de ce passage à l’acte d’une rare violence.
Le parquet n’a pour l’instant pas précisé si la piste d’un féminicide est privilégiée, bien que les violences intrafamiliales constituent un angle d’investigation systématique dans ce type de dossier.
Une onde de choc jusqu’en Centrafrique
L’information est également remontée jusqu’en République centrafricaine, où la nouvelle de ce meurtre barbare a provoqué une vive émotion. Sur les réseaux sociaux, de nombreux compatriotes de la victime expriment leur consternation et réclament « justice pour Judith ». Des proches à Bangui, joints par notre correspondant, ont confié leur « incompréhension totale » face à un acte « d’une sauvagerie inhumaine ».
Enquête en cours
L’enquête, en phase préliminaire, devra désormais répondre à plusieurs questions : quels étaient les liens entre la victime et le suspect placé en garde à vue ? Qu’est-ce qui a pu motiver un passage à l’acte d’une telle violence ? Le corps partiellement brûlé indique-t-il une tentative de dissimulation des preuves ?
Les investigations se poursuivent, tandis que la communauté centrafricaine de France et les proches de Judith Prudence Rangba attendent des réponses et, surtout, que la lumière soit faite sur ce crime qui porte en lui toute l’horreur de l’inhumanité.

