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Dans une lettre ouverte, le Collectif de la Diaspora Centrafricaine (CDC) alerte sur une « rupture humanitaire » et réclame un état d’urgence sectoriel.

Une voix venue de la diaspora centrafricaine s’élève pour tirer la sonnette d’alarme sur une situation qualifiée de « rupture humanitaire ». Rémy Alazoula, Président du Collectif de la Diaspora Centrafricaine (CDC) et analyste de la société civile, a adressé une lettre officielle au Président de la République, Son Excellence le Professeur Faustin-Archange Touadéra, pour dénoncer la souffrance « indicible » des populations face à la défaillance persistante des services essentiels.

Dans cette missive, dont nous nous faisons l’écho, le CDC ne présente plus les coupures d’eau potable et d’électricité comme de simples « désagréments techniques », mais comme une crise aiguë qui « menace la vie des plus vulnérables et la dignité de chaque foyer ». L’inquiétude est portée à son paroxysme par l’annonce de « projections techniques » évoquant une pénurie qui pourrait durer « cinq à six mois supplémentaires ». Une perspective jugée « insoutenable pour un peuple déjà éprouvé ».

Face à ce « péril imminent », le Collectif en appelle directement à l’arbitrage personnel et à l’autorité du Chef de l’État. La demande est claire et sans ambages : décréter un état d’urgence sectoriel pour permettre une réponse à la hauteur de l’enjeu.

Le CDC, se présentant comme relais des « forces vives de la nation », formule des attentes précises et exige des « mesures de rupture ». Le collectif réclame notamment :

  1. Le déploiement immédiat de solutions palliatives d’urgence pour apporter un soulagement concret aux populations.
  2. Une transparence totale sur la gestion de cette crise, pour restaurer une confiance mise à mal.
  3. Une mobilisation accrue des partenaires internationaux, afin de conjuguer les efforts pour une résolution durable de la crise.

La lettre souligne que « la survie et la stabilité de la nation » sont intrinsèquement liées à la « célérité et à la fermeté de la réponse publique ». Le ton est à la fois respectueux des institutions et empreint d’une grande fermeté, reflétant l’urgence de la situation sur le terrain.

En conclusion, le Président du CDC affirme que la diaspora reste « attentive à l’action salvatrice » que le Président de la République engagera. Cette interpellation publique place la crise des services de base, épine dorsale de la vie quotidienne et du développement économique, au cœur du débat national, en appelant à une action gouvernementale forte et transparente.

La balle est désormais dans le camp des autorités, dont la réponse à cette alerte solennelle sera scrutée par une population en attente de solutions concrètes.

Une réflexion sur “ Urgence Humanitaire : La Diaspora Centrafricaine Interpelle le Chef de l’État sur la Crise de l’Eau et de l’Électricité

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