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Dans une opération qui a secoué la capitale Bissau, le président en exercice, Umaro Sissoco Embaló, a été arrêté ce mercredi par une faction militaire.

La tentative de coup d’État s’est rapidement transformée en une crise politique majeure, alors que l’armée revendique avoir agi pour préserver la stabilité une assertion contredite par le chef de l’État, qui l’accuse de tentative de renversement.

Selon les responsables militaires, l’opération visait à empêcher ce qu’ils appellent une « subversion » politique avant la publication des résultats officiels de l’élection présidentielle contestée. Des échanges de tirs ont été rapportés autour du palais présidentiel, où plusieurs hauts responsables ont été arrêtés, tandis que la population a été invitée à rester chez elle dans un climat de tension extrême.

Le président Embaló a dénoncé une « tentative de coup d’État » et a affirmé n’avoir subi aucune violence lors de son arrestation, assurant qu’il était en sécurité. ​

Contexte et implications

Ce coup d’État intervient dans un contexte de crise électorale persistante, depuis la présidentielle contestée dont les résultats n’ont pas encore été officiellement confirmés.

La Guinée-Bissau, régulièrement frappée par des tentatives de renversement, vit ainsi une nouvelle page sombre de son histoire politique. La communauté internationale, préoccupée, demande le calme et le retour au dialogue, tout en suivant de près la situation.

Les forces armées, qui avaient déjà tenté de déstabiliser le gouvernement en octobre dernier, semblent vouloir imposer leur influence face à un pouvoir fragilisé par des divisions internes et des accusations de manipulation électorale. La situation reste volatile : plusieurs officiers et membres du gouvernement ont été arrêtés, et des hostilités limitées ont été rapportées dans plusieurs quartiers de Bissau. ​

La réaction internationale

Les organisations internationales, dont l’ONU et la CEDEAO, ont rapidement condamné cette tentative de coup d’État, appelant à la retenue et au respect des institutions démocratiques.

La CEDEAO a annoncé qu’elle « surveillait la situation de près » et qu’elle encouragerait un dialogue pour éviter une escalade de violence. La communauté diplomatique reste donc mobilisée pour soutenir un retour rapide au processus démocratique en Guinée-Bissau.

Ce coup d’État soulève à nouveau la question de la stabilité politique dans cette nation fragile, qui cherche à sortir d’une longue période d’instabilité et à renforcer ses institutions démocratiques.

La suite des événements sera déterminante pour l’avenir politique de la Guinée-Bissau.

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