0 4 minutes 2 mois

L’implantation de l’entreprise minière chinoise « Vision Plus » à Ikenga, dans le village de Gbasso, à 60 km de Nola, s’accompagne d’une vague de controverses qui soulève des questions sur les motivations réelles de ses détracteurs.

Accusée dans les médias d’être responsable de décès liés à la contamination des eaux par des produits chimiques, Vision Plus est au cœur d’un débat qui pourrait bien révéler des intentions plus sombres.Dans une interview à la Radio Ndeke Luka, le Député Sylvain Mbombo a évoqué des décès tragiques, insinuant que la société minière était responsable d’une épidémie de maladies mortelles affectant surtout une population jeune vivant à proximité du site.

Selon ses déclarations, le nombre de victimes oscillerait entre 40 et 50 décès, en partie attribués à l’inhalation ou la consommation d’eau contaminée. Toutefois, cette affirmation n’est pas sans controverse : des témoignages circulent sur les réseaux sociaux, amplifiant la peur mais laissant dans l’ombre des aspects critiques de la situation.Le Préfet de Sangha-Mbaéré, Louis-Marie Kpoka, a réagi en ordonnant des enquêtes sur ces allégations.

Les premiers rapports de l’inspection de l’environnement et du sous-préfet de Nola révèlent des incohérences : de nombreux patients hospitalisés ne provenaient pas uniquement du chantier minier et ont été trouvés en situation de promiscuité et d’insalubrité, vivant dans des conditions précaires où les problèmes de santé pourraient être exacerbés par leur environnement et leurs habitudes de vie, notamment la consommation de substances psychoactives.

Pendant ce temps, Vision Plus a tenté de prendre ses responsabilités en améliorant les conditions de vie des populations locales par l’aménagement de campements, de latrines et de points d’eau potable. Malgré ces efforts, l’entreprise se retrouve en ligne de mire, considérée comme un bouc émissaire dans une lutte plus large pour le contrôle des ressources minières.

Les accusations portées contre elle semblent parfois être instrumentalisées par des acteurs cherchant à disqualifier un concurrent et prendre le contrôle de la région.Cette situation met en lumière un enjeu crucial : la concurrence dans le secteur minier peut engendrer des pratiques déloyales où la désinformation devient une arme. Les motivations politiques et économiques derrière les attaques contre Vision Plus méritent d’être scrutées avec attention.

Les déclarations du député, par exemple, pointent vers un possible conflit d’intérêts, qui pourrait nuire à des intérêts économiques plus larges, relevant d’une démarche peu scrupuleuse au détriment de la vérité.En conclusion, le cas de Vision Plus soulève des interrogations sur la transparence et l’intégrité des discours médiatiques autour des activités minières.

La véritable question reste de savoir si le déferlement d’accusations repose sur des faits avérés ou s’il ne s’agit que d’une manœuvre pour influencer le marché minier d’Ikenga. Dans ce contexte, les communautés locales sont celles qui risquent d’en payer le prix, et ce serait là un paradoxe que des luttes pour le contrôle des ressources minérales, tout en prétendant défendre leurs intérêts.

A suivre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *