Luanda, 29 Octobre 2025 – Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique a officiellement ouvert ses portes ce mercredi dans la capitale angolaise, Luanda, marqué par un appel à l’action urgent et retentissant des dirigeants africains. Ce rassemblement de haut niveau vise à répondre à l’un des défis les plus pressants du continent : combler son déficit chronique de financement dans les infrastructures.
Un constat partagé : les infrastructures, clé de la croissance mondiale
Dès l’ouverture des travaux, les intervenants ont unanimement souligné un impératif : la libération du plein potentiel économique de l’Afrique, souvent présenté comme le futur moteur de la croissance mondiale, est étroitement liée à sa capacité à résoudre la crise des infrastructures. Que ce soit dans les domaines de l’énergie, des transports, des télécommunications ou de l’eau, le manque criant d’investissements freine le développement et l’intégration régionale.
« Notre continent ne manque ni d’ambition ni de projets. Ce qui nous fait défaut, c’est le capital pour les concrétiser », a résumé Joao Manuel Gonçalves Lourenço, le président de la République d’Angola et Président de l’Union Africaine dans son discours inaugural. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de mobiliser des centaines de milliards de dollars pour aligner les infrastructures africaines sur les standards internationaux et répondre aux besoins d’une population croissante.
La Centrafrique engagée dans l’effort continental
Parmi les délégations présentes, la République centrafricaine (RCA) a marqué son engagement par la présence de sa ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Madame Sylvie Baïpo Temon. Mandatée par le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, la ministre représente les intérêts de son pays à ce forum crucial.
La participation de la RCA au sommet de Luanda n’est pas anodine. Elle démontre la volonté des autorités centrafricaines de s’inscrire dans une dynamique continentale de développement et d’attirer les investisseurs pour reconstruire et moderniser ses propres infrastructures, essentielles à la consolidation de la paix et à la relance économique du pays.
Les pistes explorées : innovation financière et partenariats
Les travaux du sommet se concentrent sur la recherche de solutions innovantes pour mobiliser des fonds. Les thèmes au cœur des débats incluent le renforcement des partenariats public-privé, la montée en puissance des fonds souverains africains, la mobilisation de l’épargne locale et le rôle des institutions financières internationales.
L’objectif est de créer un cadre favorable capable de transformer les projets d’infrastructures, souvent perçus comme risqués, en opportunités d’investissement attractives et rentables.
Alors que le sommet se poursuit, l’intervention de la Ministre Baïpo Temon est très attendue. Elle portera très probablement la voix d’un pays en reconstruction, plaidant pour un accès équitable aux mécanismes de financement et pour des investissements ciblés qui profiteront à la fois à la Centrafrique et à l’intégration économique de la sous-région.

